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la voix du masque

30 novembre 2016

Exposition Masques de carnaval

Cie Varsorio- VdM- masques deuropeLa voix du masque expose!
Après deux hivers à partir à la rencontre des fêtes de masques en Europe, je vous offre une exposition, sous forme de carnet de voyage, à la découverte de quelques traditions masquées de France, Espagne Slovénie, Italie, et Angleterre.



 

Je vous invite à l'exposition:
Carnet de voyage - masques de carnaval
Les masques traditionnels en Europe
du 2 au 11 décembre 2016

à l'espace culturel des arts du masque de la compagnie Varsorio
32 rue de la solidarité
75019 Paris
Métros : ligne 5 – Porte de Pantin - Tram : T3b - Butte du Chapeau Rouge -  Bus : 75 - Porte Brunet ou D'hautpoul

 Du mercredi au dimanche, de 15h à 19h
Visite commentée par moi-même toutes les heures.
(gratuit et sans réservation!)

détails sur:
http://www.varsorio.com/carnavals-deurope

Plus de détails ci dessous.

Cie Varsorio- VdM- masques deurope


L’Espace Culturel des Arts du Masque accueille la deuxième édition de son projet interculturel Masques et Carnavals.
 
Candice Moise est facteure de masques pour la scène et, depuis 2009, auteure d'un blog sur les masques du monde. Elle a entamé l'année dernière un projet de parcours à travers  l'Europe pour enquêter sur les mascarades traditionnelles du carnaval et d'autres fêtes masquées.

L'exposition marque la première étape du projet et fera partager à tous son expérience aux côtés de ceux grâce à qui ces fêtes sont impressionnantes et extraordinairement vivantes, mettant notamment en valeur le savoir faire des fabricants de masques. Passionnée par l'histoire et l'esthétique des masques populaires, elle axe son discours sur la place de ces traditions dans la vie des européens du 21è siècle, avec l'ambition de faire partager au plus grand nombre l'enthousiasme que soulèvent ces fêtes partout où elles existent.


Programme, les petits plus

Le 10 décembre

  • A 18h45, spectacles de contes “Démons et Merveilles !”.

        Des histoires de diables, de démons et autres cornus. Pour tous, y compris les plus grands. (durée : 25mn)

        Un spectacle proposé par Nathalie K    

Le 11 décembre: finissage!

      • A 17h30, La danse des sauvages avec un masque de de carnaval. Par Raphaël Trano de Angelis et extrait de la comédie-ballet Monsieur de Pourceaugnac de Molière montée par le Théâtre de l'Eventail en 2016.

 Au plaisir de vous y retrouver, de vous y rencontrer!

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14 octobre 2016

Rencontres Corps et Masques

Samedi 22 octobre 2016, je participe aux 4è Rencontres des Créateurs de Masques dédiées au thème "Corps & Masques". J'y ferai une intervention sur les masques et les corps en contexte carnavalesque (européen).  Mais ce sont deux jours/soirées qui seront consacrées au thème: je vous laisse apprécier et, si vous êtes disponible, à venir nous y rencontrer!

c&m-rencontres-mail

Le masque est une sculpture qui a la particularité d’être portée par un corps qui lui donne vie.
Les Créateurs de Masques proposent, pour la 4e édition de leurs Rencontres publiques, d’explorer les relations entre masque et corps.
Qu’est-ce qu’un corps masqué ? Comment le masque agit-il sur le corps qui le porte, le corps qui le regarde ou le corps qui le crée ? Et en retour, comment le masque se transforme-t-il selon les corps qu’il rencontre ?

  • Le vendredi 21 octobre 2016 de 18h à 22h: expositions de masques et de photographies, des hommages et une Rencontre-plateau (essais de masques ouverts au public ).
  • Le samedi 22 octobre 2016, accueil à 9h30, de 10h à 18h30, se succèderont différentes interventions d’artistes, metteurs en scène, comédiens, chercheurs…
  • Le samedi 22 octobre 2016 de 20h à 22h, ouverture du plateau à des compagnies, des artistes, pour une soirée Cabaret-masqué


Au Mouffetard, Théâtre des arts de la marionnette, 73 rue du Mouffetard 75005 Paris (au fond de la cour)

Réservation:  01 84 79 44 44  ou  contact@lemouffetard.com
Participation aux frais: 5€ pour les deux journées

Le programme détaillé des Rencontres 2016 est consultable sur le site des Créateurs de Masques

 

 

 

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24 juillet 2016

La voix du masque en voyage

Depuis quelques temps, vous l'avez remarqué, la voix du masque parle peu... en tous cas sur ces pages. C'est qu'elle écoute ! Elle est partie recueillir la parole de facteurs de masques traditionnels et de participants aux fêtes populaires masquées dans différentes régions d'Europe, et c'est sûr, ce n'est qu'un début.

Non contente d'avoir partagé sur ce blog depuis presque sept ans ses découvertes de papier et d'écran, elle tient maintenant à vous faire partager les masques appréhendés en vrai, dans leur contexte. Un long projet qui vous permettra, je l'espère, de découvrir cette « vie des masques » et de ceux qui les font dans un prochain blog et, pourquoi pas, d'autres surprises dont je ne manquerai pas de vous informer.

Pour patienter, voici un avant goût de mes rencontres de ces derniers mois. Je vous emène donc en voyage dans le Gard, en Galice, en Catalogne, Au frioul, en Slovénie et en Angleterre. c'est parti:

Pour l'Espagne, deux régions: 

La Galice:

Laza-Matama-VdMPeliqueiro de Laza - Cigarron de Verín

 

Xinzo-VdM-Pantalla de Xinzo de Limia

Chantada-VdMVolante de Chantada

La Catalogne:

Berga-VdMFête de la Patum à Berga

En France, dans le Gard:

Trèves-VdM

 

Pétassou de Trèves

Pour l'Italie du Nord: le Frioul

Fiul-VdMmasques de la valée du Natisone - Tomâts de Tarcento - Diable, Saint Michel et Pusts de Rodda

Pour la Slovénie:

Ptuj-VdMKurent de Ptuj

DreznicaMasques de Drežnica

Cerkno-VdMMasques de Cerkno

En Angleterre:

Angleterre-VdMHobby horse de Minehead - Jack in the green de Hastings

 

 

 

 

 

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17 février 2016

Masques du monde: BALI. En février à Paris.

L'espace culturel des arts du masque de la compagnie Varsorio à Paris continue sa programmation sur les masques du monde par ce volet Bali, inauguré il y a peu par des stages de jeu masqué de Topeng, par plus d'une semaine d'exposition, projection de film, démonstrations de danses...

C'est à: L'espace culturel des arts du masque de la Cie Varsorio

32 rue de la solidarité 75019 Paris

C'est du 19 au 28 février 2016

 

Programme complet sur le site de la cie varsorio

ou en cliquant sur le communiqué ci dessous:

 

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06 décembre 2015

Soutenez "the mask collective" pour leurs documentaires sur les masques en amérique latine

The Mask Collective, c'est le petit groupe qui avait organisé le "mask project Paris Berlin Dédougou" il y a deux ans, dont j'avais dû vous parler, vu que cela m'avait permis de faire une intervention à l'ambassade parisienne du Burkina Faso. A l'époque ils allaient pour la première fois à la rencontre des masques traditionnels, au Burkina Faso, et partageaient leurs découvertes presque en temps réel avec les évènements européens. Des versions courtes de ces documentaires, et des suivants, sont disponibles sur leur chaîne youtube.

Quelques voyages et évènements plus tard, Voici Arnaud et Marie qui partent pour leur plus gros projet organisé jusqu'ici : plus de 6 mois dans 3 pays d'Amérique Latine, en collaboration avec plus de 10 alliances françaises et encore plus de musées, centres d'art et d'écoles. 6 mois à la rencontre des cultures de masque du Mexique, de l'Equateur et de la Bolivie. Toujours le même objectif: filmer, faire de courts documentaires sur chaque culture, et partager avec le plus grand nombre. 

Comme 6 mois c'est long, et malgré l'aide des alliances française, leur budget n'est pas encore bouclé: Je vous annonce donc leur campagne de financement participatif sur le site: http://ulule.com/themaskcollective/

 

 

Je leur laisse présenter leur projet et leurs besoins actuels:

" le projet en bref:

  • Des documentaires : la partie documentaire de Tournée Masque devrait être composée d'une dizaine de cultures de masque en Bolivie, Equateur, Mexique pour un tournage de janvier à juillet 2016
  • Un projet itératif : Nous réalisons un documentaire sur chaque culture que nous diffuserons lors de nos événements suivants. 
  • Des soutiens institutionnels pour nous aider dans la réalisation des documentaires : les Alliances françaises, des musées nationaux (Musef de La Paz, Musée Pumapungo de Cuenca, Musée des Arts populaire de Mexico)
  • Mais pas de soutien financier : pour réaliser le projet dans les bonnes conditions et nous permettre ainsi de contacter l'INA, le Musée du Quai Branly à notre retour et d'organiser des événements au Centre Culturel du Mexique ou encore la Maison de l'Amérique latine (tout ça est normalement validé par les ambassades) nous avons besoin du soutien des gens sur Ulule !

Comment soutenir le projet ? 

  • Participer financièrement et, si oui, bien l'indiquer dans les commentaires, sur facebook, les réseaux autres (twitter, etc). Même si c'est 5 euros.
  • Communiquer tout au long du projet, et surtout dès que le projet aura 30% de soutien : en soirée, par mail, par téléphone sur fb et twitter, etc en montrant ton  soutien car il me semble que partager sans aucune phrase n'aura pas beaucoup d'impact.
  • Des idées ? De blogueurs, de journalistes qui pourraient être intéressés pour avoir du contenu et diffuser le projet ? Partagez !"

Pour la petite histoire, ils sont également en train de finaliser un documentaire sur les masques de scène en France pour montrer à nos amis de l'autre continent. Je fais partie des personnes qu'ils ont filmées, et serai donc très fière de voyager un peu ainsi dans leurs bagages!

 

 

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05 décembre 2015

Atelier expérimental Masque et technologies : immersion, expression, interaction

 

labexsceneaugmenteeVendredi 11 et samedi 12 décembre 2015,

au Studio Théatre de l’Université Paris 8 Saint-Denis,

aura lieu un atelier expérimental Masque et technologies : immersion, expression, interaction,

organisé par Giulia Filacanapa, Erica Magris et Georges Gagneré 

en collaboration avec Mehdi Bourgeois (Labex Arts-H2H) et Cédric Plessiet (Département ATI, Université Paris 8) 

dans le cadre du projet de recherche La scène augmentée : jeu de l’acteur, pratiques de création et modes de transmission(Labex Arts-H2H).

 

 

 

         Pour mieux comprendre, voici un extrait de la présentation :

"Lorsqu’on s'interroge sur la question de la « scène augmentée », on ne peut pas faire
abstraction que le théâtre est depuis toujours le lieu par excellence de l'augmentation de
la réalité, que ce soit du côté de l'espace scénique ou de celui du corps de l'acteur. Dans
ce sens, le masque théâtral est central dans cette réflexion car il est à considérer comme
l'instrument d’augmentation et de métamorphose de l’acteur, prolongement artificiel du
corps de chair, qui le transforme en corps hybride.
Dans cet atelier, nous allons mettre en dialogue masque et nouvelles technologies, tant
d’un point de vue théorique qu’expérimental : nous travaillerons avec des masques en
cuir créés par Stefano Perocco di Meduna ainsi que des dispositifs immersifs (kinect et
oculus rift)  permettant de dédoubler  l’acteur par  un avatar  numérique.  L’objectif  de
cette  première  phase  de  recherche  est  d’explorer  le  potentiel  d’expressivité  et
d’interaction entre spectateurs,  acteurs,  personnages masqués et  avatars en recourant
aux techniques d’improvisation du jeu masqué.
Comment l’acteur masqué et de l’acteur-avatar vivent leur métamorphoses ? Quels sont
les  rapprochements  possibles  et  les  divergences  entre  ces  deux  expériences  de
l’altérité  ? De quelle manière s’établit  ou non la relation avec ceux qui regardent ?
Comment se produit la “vitalisation” de l’avatar ? Est-ce que l’acteur y joue un rôle
actif comparable à celui de l’acteur masqué ? Est-ce que les techniques du jeu masqué
occidental peuvent constituer un outil d’exploration du potentiel expressif de l’avatar et
de développement de la créativité de l’acteur qui l’anime ?  Est-ce que le réalisme est
nécessaire pour donner une capacité d’expression efficace à l’avatar ? Est-ce que le
masque peut  impulser  une autre  façon de  concevoir  le  réalisme  du virtuel  ?  Pour
répondre à ces questions nous allons mettre en place trois expériences différentes, axées
sur l’immersion, l’expression et l’interaction, qui seront observées par des experts du
domaine,  des  jeunes  chercheurs  de l’Observatoire  critique du projet,  ainsi  que des
étudiants de licence et master des départements Théâtre et ATI."

         Et pour en savoir d'avantage sur ces journées, vous pouvez télécharger le programme ici: MASQUE_TECHNOLOGIES Pg

Pour en savoir plus sur le projet La scène augmentée, consultez le site : http://sceneaugmentee.labex-arts-h2h.fr

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25 juillet 2015

Les maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire. Questions sur les arts premiers en regard à l'exposition du musée du quai Branly.

2aeb2871eeLes maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire, exposition au musée du quai Branly (du 14 avril au 26 juillet 2015).

Faire cet article sur l'exposition, les maîtres de la sculpture de côte d'Ivoire a été long, chargé de tant de questions, d'émerveillement, et... de douleur. De questions cet article en est le reflet, de l'émerveillement, Il s'est imposé au vu de la qualité et la quantité des masques d'une région fort circonscrite (côte d'Ivoire et quelques territoires limitrophes de cultures similaires). Quant-à la douleur, elle se situe sur le sentiment que cette exposition, à l'opposé de ses belles intentions, contribue à dévaloriser l'art qu'elle dit promouvoir, douleur, aussi, parce qu'il me manquerait des références pour argumenter ce qui m'est apparu comme une évidence. Je le ferai donc simplement avec mon bagage d'amatrice d'arts africains et de praticienne de sculpture de masques.

 

PRESENTATION DE L'EXPOSITION

A sa création , le musée du quai Branly affichait pour vocation de montrer les arts dits premiers comme des arts à part entière, au même titre que nos autres musées d'art occidental. C'est une exposition suisse, coproduite par le Rietberg Museum de Zürich et le Kunst-und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland de Bonn (et qui a déjà voyagé à Zurich, Bonn et Amsterdam avant d'arriver à Paris) qui remplit le plus littéralement cette intention première.

 L'exposition se base largement sur le travail de l'ethnologue allemand Hans Himmelheber VdM-Maitre_C_d-Ivoire-P4174872 [1024x768](1908-2003) qui s'intéressa dès sa thèse en 1935 au thème de l'artiste en Afrique, essentiellement dans la région de la Côte d'Ivoire. Il continua son travail, y associant son fils, Eberhard Fischer, ethnologue, un temps directeur du musée Rietberg de Zurich, et co-commissaire de l'exposition avec Lorenz Homberger, actuel directeur du même musée. Hans himmelheber constatant que le discours que les sculpteurs qu'il rencontrait tenaient sur leur travail ne différait pas de celui des sculpteurs européens, chercha à les faire considérer également. Le travail réalisé sur le terrain (par eux et quelques autres anthropologues) permit de rencontrer et donc identifier clairement un certain nombre d'artistes ivoiriens du XXè siècle, et leur œuvre. C'est la base de ce projet d'exposition.

A sa suite, un travail détaillé d'observation des détails stylistiques et techniques a été mis en œuvre pour distinguer au sein de chaque culture représentée (voir carte ci-contre) les travaux de tel ou tel sculpteur, qu'il ait été documenté ou pas. En résulte quelques noms réels, et beaucoup de « maître de... » suivi d'une caractéristique, comme les historiens de l'art l'ont fait pour les maîtres anonymes, eux aussi, des arts occidentaux du moyen-âge. Ainsi le maître des volumes arrondis, le maître de Bouaflé (son village) ou le maître d'Himmelheber quand nulle autre caractéristique que son « découvreur » ne ressort de l'étude de l’œuvre. L'attribution, comme pour toute autre œuvre d'art se fait sur des détails stylistiques et formels, mais aussi des études plus « scientifiques » comme la recherche de traces laissées par un défaut d'outil qui « signe » ainsi toutes les œuvres réalisées par le même outil, donc, potentiellement, par le même artiste. Le tour de force est donc d'avoir pu attribuer aux 330 œuvres de l'exposition (environ 200 à Paris) un sculpteur, qu'il soit nommé ou défini selon une caractéristique.

VdM-Maitre_C_d-Ivoire-P4175034 [1024x768]Le fait de s'appuyer sur la sculpture sur bois, permet de mettre en valeur le geste de l'artiste, une présentation détaille le modus operandi (étapes sculptées, vidéo) et expose les outils d'un sculpteur de l'ethnie Dan (Tompiere). Les autres arts/artisanats locaux sont aussi représentés, mais on se demande ce qu'ils viennent faire dans la cohérence de l'exposition.

En contrepartie, dans l'exposition, n'est faite quasiment aucune allusion à l'usage de ces sculptures (quelques mots sur un panneau à part présentant la culture Dan restent très évasifs), seules quelques vidéos d'époque documentent des danses ou sorties de masques, beaux témoignages, mais pas assez commentés (souvent juste le lieu de la captation et le nom du masque, dont le type n’apparaît, de plus, pas forcément dans l'exposition).

 Pour ce qui est de la « sociologie » de l'artiste africain il n'y a pas plus : on apprend vaguement que certains étaient très connus et appréciés, au point qu'ils étaient amenés à voyager pour exécuter des commandes dans d'autres régions, ou, inversement, des commanditaires venaient de loin pour acheter une œuvre. Néanmoins la plupart ne semblent pas vivre que de leur art (il sont forgerons, chasseurs etc...). C'est là aussi à peine évoqué.

VdM-Maitre_C_d-Ivoire-P4175186 [1024x768]Côté scénographie, l'exposition reste très agréable à parcourir, assez vaste, claire, peu cloisonnée, peut être pas assez par endroit, (on file sans s'attarder dans les salles Gouro, Lobi... très large mais traçant un couloir entre des lignes parallèles, tirant vers les Sénoufo : impossible de s'y poser tranquillement face à une vitrine, de voyager comme on le voudrait, et comme on l'avait fait dans les salles précédentes.). J'apprécie la clarté, mais je reprocherais un trop de vitrines, de verre. Il semble que dans les précédentes étapes de l'exposition certaines œuvres étaient présentée sans vitrine, et ça aurait fait du bien : voir vraiment les patines se retrouver en vis à vis avec notamment les grandes statues sans jongler avec les reflets... bref se sentir un peu plus avec l'art que à côté. Une mention positive pour le principe de n'interdire la prise de photo que devant les œuvres dont le propriétaire l'a interdit et pas de toute l'exposition comme c'est trop souvent le cas dès qu'il y a des œuvres de collections privées. Ceci nous permet, amateurs et praticiens, de documenter ces œuvres rarement montrées, et d'illustrer richement un tel article.

Les Sénoufo ont les masques les plus grands de l'exposition. Ils sont « naturellement » à la fin de celle-ci (qui semble aller des objets petits aux grands ou plus spectaculaires), elle ouvre donc ainsi naturellement à la dernière salle consacrée aux sculpteurs contemporains où aucune œuvre n'est petite, et où il n'y a, bien entendu, pas de masque.

 

Pourquoi voir cette exposition ?

  • la très importante collection d’œuvres, dont une très grande partie de masques, entièrement centrée sur une même région, et une forme artistique : la sculpture sur bois.

  • Le choix, fort esthétique, des œuvres.

  • voir des masques qu'on n'aura peut-être pas l'occasion de revoir : collections privées, musées divers, surtout Rietberg et Barbier Muller, et parfois lointains - Etats unis, Côte d'Ivoire...- et pas un (ou ça m'a échappé) du musée du quai Branly qui en possède pourtant de grandes quantités. (il y a une sculpture des collections françaises néanmoins).

  • découvrir la personnalités de quelques sculpteurs du XXè siècle en Côte d'Ivoire

  • se poser bien des questions sur notre perception de cet art/artisanat...

 Tamé - deanglé et Baglé nommé Ngedi - Dan vers 1940Sabou Bi Boti - vitrine de Masques Zaouli - Gouro vers 1975

A quoi ne faut-il pas s'attendre ?

  • comprendre à quoi servent les masques ou autres sculptures dans leur pays, leur fonction, leur intérêt.

  • en savoir plus sur le regard que les artistes et utilisateurs de ces masques portent sur ces œuvres.

  • Voire à valoriser l'art africain du XXè siècle au rang d'art mondial à part entière, comme annoncé dans les intentions des commissaires.

Je m'explique : Pour moi, appliquer une lecture artistique de ces sculptures correspondrait à mettre en évidence le sens des œuvres, le code de langage plastique choisi en fonction du sujet . Bref faire ressortir tout ce qui relèverait du sens, un fond en rapport à une forme, et ce avant sa fonction sans évincer celle-ci complètement, bref agir vis à vis de ces sculptures comme on le ferait d'un retable médiéval, par exemple.

Quand j'étais élève aux Beaux-Arts on me mettait en garde contre le joli (la forme sans fond) alors qu'il fallait viser (éventuellement) le beau au sens de ce qui tombe juste par rapport à ce qu'on veut dire. Dans l'exposition, on aperçoit les gestes du sculpteur, on s'initie à l'analyse des formes pour mieux distinguer les habitudes de tel ou tel artiste, bref tout ce qui prouve que ces personnes sont des faiseurs de formes en bois, formelles, jolies, donc de bons artisans. Mais quoi pour l'art, dans le sens de savoir ajuster « magistralement » la forme (juste, harmonieuse, forte...) avec le signifiant et le sujet ? Ce faisant, on ampute le sculpteur de sa pensée et la société dont il fait partie de sa richesse. Venant d'une société où l'art se veut maintenant avant tout conceptuel, cet attachement au formel pour évoquer ces arts lointains pourrait être ressenti comme une potentielle volonté de rabaissement.

GOUT ET CODES D'UNE HISTOIRE DE L'ART ?

Comme dit plus haut, les travaux de Himmelheber donnaient la parole aux artistes rencontrés, une parole proche de celle d'autres artistes. On suppose donc que pour ces quelques personnages au moins il serait possible de retracer une petite biographie, de les montrer en photo, de mettre en avant leurs choix esthétiques selon leurs dire. Et pourtant cela n’apparaît pas.*

Plus étonnant n’apparaît pas plus de continuité chronologique, ni de filiation entre maîtres et élèves identifiés. L'on aurait pu ainsi esquisser des « écoles ». Car c'est en comparant le comparable qu'on met en relief les différences (donc deux sculpteurs de même époque et de même région, voire s'étant côtoyé) et ainsi juger de la singularité de chacun. Bref, on aurait attendu un début d'histoire de l'art ivoirien.

 VdM-Maitre_C_d-Ivoire-P4174877 [1024x768]Sra et élèves - Déanglé - Dan, vers 1940Maître des Yasoua - Masque de Gou - Gouro vers 1930

- Géographies

A l'origine des explorations coloniales, les pièces qui débarquent d'Afrique en Europe ne portent aucun détail de leur origine, pour être vendues comme objets de curiosité avec des mention évasives (pas d'époque, un lieu très flou (pays), pas de nom d'artiste, bien sûr). Il semble que ce soit d'avantage un "protectionnisme" commercial qu'un déni de l'artiste, mais l'effet est le même.

Il aura fallu bien du temps pour donner d'abord un lieu d'origine, puis une fonction à ces œuvres (études ethnologiques). Cela a donné plus une géographie des arts africains qu'une histoire.

De plus, la géographie arbitraire des frontières ne correspond pas à celle des ethnies (d'où des œuvres du Libéria, etc.). Mais la répartition par ethnie reste quelque peu théorique aussi, d'autant que les échanges culturels sont nombreux: par exemple, les Baoulé ont emprunté aux Gouro leur culture des masques...

maitre de Gonaté - Gouro, vers 1900Sra - Zakpüö, masque de la société Gar (léopard) - Dan vers 1930Maitre dit "de Kamer" - masque surmonté de trois têtes d'oiseau - Baoulé vers 1920

- Histoire des arts

Maitre de Bouaflé - masque surmonté de deux figures - Gouro avant 1954Le pays s'est construit de différents peuples, chacun étant vecteur de cultures distinctes qui se sont plus ou moins mélangées. Il n'y a donc pas un art de côte d'ivoire mais une évolution de styles selon les régions et l'évolution de l'histoire. Initier une « histoire de l'art » montrerait selon les époques, la part de l'influence des colons (sans eux, pas de « maître des ombrelles » par exemple...), de la part de la mode de l'époque (celle du sujet : souvent sensible dans les coiffures, dans l'adaptation des dents peut-être, dans les motifs scarifiés parfois..., mais aussi celle de la sculpture elle-même) bref du contexte « extra-colonial ».

Mais il semble que la seule histoire des arts dits « primitifs » est celle des échanges que ceux-ci ont entretenu avec les européens et leur art. De fait, elle se confond généralement avec l'histoire de leur disparition, réelle ou supposée, via la dégradation progressive, d'un art rêvé "pur" à un état "premier" (vu comme hors de l'histoire et du temps) vers un artisanat dégénéré, voire totalement disparu.

Ainsi l'on insiste (dans le catalogue et en général, pas dans l'exposition elle même) sur le fait que l'engouement pour l'art africain a poussé les sculpteurs à former des ateliers de fabrication en série de copies (par exemple, des ateliers en pays Gouro se sont spécialisés en «art du Gabon»... ), d'où la mauvaise presse des arts africains après 1970. Mais l'art découvert au début du XXè siècle par les explorateurs du continent n'était sûrement pas identique à celui du siècle précédent, tout comme l'art utilisé sur place de manière plus récente ne l'est pas des chefs d'oeuvres qui ont été collectés il y a 80 ans. Ne nie-t-on pas un peu trop facilement l'évolution des arts dits traditionnels ? Et donc leur histoire ?

Sra - grand masque avec scarification frontale et machoire mobile - Dan, vers 1930Ces civilisations n'avaient pas d'écriture donc pas d'histoire (à notre sens du terme). Elles vivent souvent sous un rythme où le temps est circulaire, vécu dans une sorte de stabilité. Nous les avons, le croyons nous, emmenés à notre suite dans notre course à l'évolution et au progrès, donc dans une histoire à temps linéaire. Ils se doivent donc, à nos yeux, de ne plus exister comme avant. Mais que nous dit qu'il n'y a pas d'évolution dans les sociétés cycliques ?

Dans les cultures orales il paraît que la « redite » ne doit s'envisager qu'avec un apport personnel, une revivification de la parole répétée, pour la rendre actuelle, vivante. Il en est donc de même pour les arts, le modèle se devant d'être réinventé à chaque fois, et non copié. Cette réinvention perpétuelle m'apparaît comme ce qu'il faudrait étudier dans une « histoire des arts premiers ». Cela demanderait à réviser nos références, sans doute trop attachées à la "création", qu'à la "réinvention"...

L'art « traditionnel » aurait-il disparu du jour où il a commencé à se vendre ? Cela reste peu probable, même si, comme partout, l'exode rural et la mondialisation limitent la perpétuation des traditions locales, il semble qu'il y ait toujours des rituels masqués en Côte d'Ivoire, donc des masques, et sans doute bien d'autres sculptures. Seulement elles ne ressemblent pas tout à fait à celles de l'exposition, "car l'art se serait dégradé". Au nom de quel jugement ? De quelle comparaison avec l'art passé n'auraient-ils pas dû évoluer ? Les méprisés de cette histoire ne sont-il pas les sculpteurs actuels chargés de perpétuer l'art des masques (et autres) dans leurs communautés rurales ? Eux n'existent tout bonnement pas aux yeux de ces « historiens ».

Jems Robert Koko Bi - sculpturesLa salle contemporaine qui clos le parcours montre des artistes contemporains « d'exposition », ayant emprunté le style comme la fonction muséale de l'art « nord-occidental ». Je ne critique pas là les artistes représentés (Jems Robert Koko Bi, notamment, est un sculpteur remarquable**), mais le décalage, je le crains volontaire, entre les œuvres du passé dont on nie l'usage et le sens dans leur société, et un art contemporain d'exposition.

 - Goûts

Les grands maîtres identifiés sont, forcément, ceux dont l’œuvre a été ramenée par des occidentaux dans la période coloniale et qui peuplent les musées et collections privées de nos pays. De fait les grands maîtres sont ceux dont l’œuvre a croisé les « collecteurs » d'objets ethniques et dont l'esthétique a le mieux correspondu au goût européen de leur époque. Le choix de la région de la côte d'Ivoire n'est d'ailleurs peut-être pas fortuit : les formes que l'on y trouve sont souvent assez réalistes, et offre notamment des visages doux, plutôt plaisants. Et, bien entendu, ce sont les masques de visages féminins qui sont le plus représentés (Deanglé chez les Dan ; masque de Gou chez les Gouro... ), qui ne correspondent pas forcément aux plus produits et utilisés à l'époque dans ces ethnies.

maître des Duonu - masque Zuhu - Gouro - Vers 1920J'ai entendu dans l'exposition parler d'art cubiste, mais aussi de masque asiatique... Par manque d'explication, lors de la visite, chacun est ramené à ses propres références, et le manque de contextualisation limite l'échange culturel attendu. D'autant que : "formes cubistes", "lignes épurées", "stylisation des formes", "libertés par rapport à la représentation anatomique"... en un siècle (colonial) c'est peut-être l'art de l'Afrique qui a changé le nôtre, bien plus que nous n'avons changé le leur. Dans ce sens ce sont « nos maîtres » de la sculpture de côte d'ivoire que l'on vient admirer ici, pour ce qu'on a appris d'eux, hissant ici les formes, là le trait, reconnaissant en eux Picasso, ou Brancusi. Quand pourra-t-on les regarder comme, non une part de nous, mais dans leur spécificité ?

Car il n'est pas fait allusion au goût africain, ni de ce qui fait pour eux (et a fortiori pour eux à l'époque) une belle statue, un bon masque. De plus, ce dernier n'étant pas une sculpture à but ornemental, mais une partie d'un tout qui est un être qui joue, danse, remplit une fonction dans un cadre déterminé, le bon masque n'est donc pas forcément le plus joliment orné, le plus finement sculpté, mais sans doute celui qui traduit de manière le plus évidente l'entité qu'il incarne. Et le goût local, ainsi conditionné par d'autres éléments que ceux influençant notre jugement, pourrait différer grandement du notre. En tous cas je peux le supposer. Mais rien ne permet de saisir cela.

 Le comble du déséquilibre des cultures exprimé par ce projet, me semble être que des conférences du musée du quai Branly ont été retransmises dans les grandes villes ivoiriennes à grand renfort de moyens pour expliquer à ces gens, il est vrai, urbains et souvent coupés de la vie traditionnelle, que leur art est un Art... pourquoi pas des conférences retransmises depuis la côte d'ivoire vers la France et les villes ivoiriennes pour nous permettre de comprendre le regard des locaux sur cet art ?

 Maitre dit "de Kamer" - Baoule, vers 1920Sra? - Dan ver 1930Maitre des niono - masque gou - Gouro vers 1920

L'ARTISAN OU L'ARTISTE ?

L'un des buts recherchés, et atteints, de l'exposition, est de sortir l'art africain d'une approche trop folklorique, celle qui nous fait penser que tout est « fétiche », tout est lié à un sens rituel, dans une forme immuable ; ce qui nierait l'agrément de l'ornement pour le beau, comme le geste de l'artiste qui ne fait que traduire sa vision des choses. C'est appréciable, et nécessaire de nettoyer ces idées toutes faites et de laisser sa place à la créativité de l'humain. Néanmoins si c'est pour nier la présence contraignante du sujet, de l'usage et du sens c'est tout autant passer à côté de l'art africain : il aurait fallu, très vaste travail, certes, démontrer précisément la place de la forme codifiée de l'apport personnel pour chaque objet.

La culture ivoirienne, comme la plupart des cultures traditionnelles populaires du monde doit être beaucoup plus « holiste », et l'on doit beaucoup moins y séparer que chez nous la vie et l'art, la fonction et l'ornement. Dans toutes les cultures il y a (a eu) des artisans créant des objets de la vie courante ou sacrée avec le même soucis du détail, de l'ornement. Ces hommes et femmes ne signent pas. Ils sont au service de l'objet, et d'ailleurs les personnes qui les utilisent et admirent savent très bien qui les a fait, donc à quoi bon noter son nom ? Pour ce qui est des arts sacrés, il est généralement jugé impensable de mettre ainsi le nom d'un simple humain sur une œuvre destinée à « plus haut qu'eux » (c'était en tous cas le modèle dans l'art sacré chrétien d'avant l'invention, tardive, du statut d'artiste) et la hiérarchie entre artiste et artisan n'existe pas dans la majeure partie des cultures, l'objet utilitaire et l'objet décoratif n'ayant pas de statut particulier l'un par rapport à l'autre. On fait des choses qui ont une fonction et/ou un sens, et on les fait bien, on y met son savoir faire, son talent et son goût. Les œuvres qui en ressortent ne sont pas moins belles ni même moins artistiques, que celles signées, ou reconnues comme émanant d'un artiste.

Qu'en est-il de notre rapport, ici, à ces art-tisanats ? Le sculpteur de masque de scène, en Europe, n'a pas de statut reconnu. Les artisans les refusent puisque c'est un métier de spectacle, les métiers du spectacle ne le reconnaissent pas car ce serait pas un métier à part entière (tout juste un accessoire ou une prothèse de maquillage), les artistes l'ignorent car c'est un objet fonctionnel... et ainsi de suite. Aucun statut officiel pour notre métier. Du coup voir une exposition qui tente, même assez vainement et maladroitement, de prouver que le sculpteur de masque est avant tout un sculpteur, donc un artiste, pourrait être assez rassurant pour nous !

Mais cela souligne surtout un amalgame et une complexité dans les termes. On dirait que pour beaucoup, l'artisanat serait une répétition à l'infini du même, alors que l'art laisserait seul libre champs à l'invention et donc aux différences entre individus et les écoles. Ce faisant, ne confond-on pas artisanat traditionnel, et manufacture de masse? Ne projette-t-on pas encore notre vision industrialisée du monde sur ces peuples ? Ne nie-t-on pas « l'entre deux » (on appelle parfois ça l'artisanat d'art...) ? En cultivant ce « manichéisme », n'aide-t-on pas plutôt les collectionneurs publics ou privés qui voient ainsi leur trésor valorisé (c'est de l'Art, plus des arts populaires ou objets ethnologiques, les « vraies » œuvres, rares, car issues d'une époque « bénie » de l'art africain qui se serait arrêtée net avec la décolonisation. Et avec des artistes identifiés, c'est tout un marché qui se justifie) ?

atelier de la région de Kornogo - Kponyugu, masque heaume - sénoufo 1930Sabou Bi Boti - Masque Zaouli - Gouro 1975maître des yeux ronds - Dégélé, masque heaume avec figure féminine - (derrière masculine) - Senoufo 1920

Au final, j'ai l'impression un peu amère d'une exposition exceptionnelle, arrangée pour la marchandisation de l'art. Mais elle aura eu le gros avantage d'affirmer un décalage du regard sur la présentation des arts africains, et donc de faire émerger nombre de questions sur notre rapport aux arts premiers et le moyen d'imaginer une véritable histoire de ces arts.

 maître des duonu - masque surmonté d'une figure - Gouro - Vers 1920

* Un livre (en anglais) existe : Dan artstis: The sculptors Tame, Si, Tompieme and Sön – their personalities and work, par Eberhard Fischer (commissaire de l'exposition) Il retrace la biographie de 4 sculpteurs Dan, les interviews faites d'eux, les images d'eux au travail. Nous sommes loin de la monographie d'artiste, et plus proche du relevé ethnographique, mais c'est bien plus riche que ce qu'on peut faire partager dans l'exposition.

** Voir l'article sur l'exposition bas les masques! pour laquelle les grandes têtes inspirées de masques ont été crées par James Robert Koko Bi

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14 mai 2015

A la rencontre des Gilles

c3cb1bbf-fece-4163-808e-ae6f186f64c9Exposition masques et carnavals, à l'Espace des Arts du Masque de la Compagnie Varsorio à Paris, en association avec le Musée International du Carnaval et du Masque de Binche

Du 29 mai au 7 juin 2015

Située en Belgique, à une soixantaine de kilomètres au sud de Bruxelles, la ville de Binche est connue surtout pour son célèbre carnaval traditionnel et ses Gilles, devenus l'un des symboles de la Belgique dans le monde.

L'exposition se propose de faire découvrir ce personnage et le contexte du carnaval. Les visiteurs pourront y admirer des objets, des photos, des documents, et des films issus de la collection du Musée. 
   
L'observation des matières, la recherche des formes et des couleurs, l'interprétation des pièces exposées seront présentées pendant les visites dédiées aux groupes à travers une animation ludique.

 

L’accueil des groupes se fera tous les jours sauf le week-end du 29 mai au 5 juin de 10h à 15h.
Pour les visiteurs individuels l’exposition est ouverte tous les jours du 29 mai au 7 juin de 16h à 19h.
La visite dure environ 40 minutes.
La réservation pour les visites des groupes est indispensable.
N’hésitez pas à nous contacter !

MASQUES ET CARNAVALS         
Du 29 mai au 07 juin 2015     
A l'Espace Culturel des Arts du Masque 
32, rue de la Solidarité – 75019 Paris         
Tel : 09 54 84 84 84         
Contact : production@varsorio.com

 

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23 février 2015

ateliers d'art, dossier spécial masque de théâtre

Ateliers Art F-Magazine115Papier_2Le magazine "ateliers d'art" consacre dans son numéro 115 de janvier-février 2015 un dossier (et sa couverture) à "la face cachée du masque".

Ce dossier met en avant le métier de sculpteur de masques comme artisanat d'art en lien au spectacle vivant. Il offre des rappels historiques sur l'importance du masque au théâtre et s'appuie sur les exemples de quelques créateurs de masques actuels pour montrer la diversité des démarches et des matériaux de fabrication.

Il semble que ce soit une bonne entrée dans cet univers assez méconnu de la fabrication de masques, et les savoir-faire de notre métier y sont particulièrement mis en avant. En tous cas, c'est toujours une excellente nouvelle que de voir cette activité mise en valeur auprès d'un plus large public.

Le magazine peut être acheté en version papier ou numérique via son site internet et dans quelques points de vente détaillés sur le même site.

 

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08 janvier 2015

Master Class "masques balinais, de la tradition au contemporain"

La compagnie Varsorio, dans le cadre du Pôle recherche et création de l'espace culturel des arts du masques, organise du 30 janvier au 01 février 2015, une master class avec Fabianna Mello e Suza, comédienne, metteur en scène, fondactrice de la Compagnie Les Bondrés, et ancienne comédienne du théâtre du soleil qui travaille avec des masques balinais.

MASTER CLASS de Fabianna Mello e Suza

Masques balinais, de la tradition au contemporain

Affiche-FabiannaFabianna propose une introduction à une méthode de préparation corporelle et un atelier de recherche sur le sens poétique du jeu du comédien contemporain à travers l’utilisation des masques balinais.

OBJECTIF DU STAGE:  
Développer la recherche :
- D’une esthétique théâtrale, du corps qui se dessine dans l’espace, de la dramaturgie qui se traduit par le corps du comédien.

- Des différentes possibilités corporelles grâce au jeu et à l’improvisation avec le masque balinais,

- D’une énergie vitale pour la scène, le travail sur l’émotion, l’écoute, l’imagination et l’engagement physique.

La Master class se terminera sur une porte ouverte au public.

INFORMATIONS PRATIQUES:
La Master class s’adresse aux personnes ayant une pratique du théâtre. Avoir déjà travaillé le masque est un plus.
Le nombre de places est limité à 12 participants

LIEU DU STAGE : Espace Culturel des Arts du Masque, 32 rue de la Solidarité, 75019 Paris
Métros : ligne 5 – Porte de Pantin / Tram : T3b - Butte du Chapeau Rouge / Bus : 75 - Rhin et Danube
 
DATES ET HORAIRES : Du 30 janvier au 1er février 2015 de 10h00 à 19h00.
La porte ouverte aura lieu le 1er février de 19h00 à 20h00.


PRIX : 80 € + 20 € d’adhésion à la Compagnie Varsorio

RENSEIGNEMENTS : Téléphone : 09 54 84 84 84 - Courriel : espace.culturel@varsorio.com

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