Dogons_MCM_3Comme chaque année, le festival de l'imaginaire de la maison des cultures du monde à Paris présente, entre autres spectacles venus de diverses cultures traditionnelles du monde entier, des présentations de danses ou théâtres masqués. Cette année, pour la 17è édition, après le HAYACHINE TAKE KAGURA, danses masquées des temples du village de Take au Japon, le festival propose, du 14 au 16 juin 2013, en partenariat avec le musée du quai Branly des danses masquées des Dogons.

Les Dogons, peuple d'agriculteurs et chasseurs du Mali, essentiellement regroupé le long de la falaise de Bandiagara, possède sûrement les traditions les plus connues des occidentaux, traditions et croyances complexes qui n'ont cessé de fasciner les français en particulier depuis les années 1930.

Leurs productions artisanales, artistiques et sacrées, dont les masques sont les plus célèbres, avaient donné lieu à une exposition dans ce même musée du quai Branly en 2011, sur laquelle j'avais fait un article ici.

Deux vidéos sur la fabrication des masques chez les dogons: la sculpture, la teinture.

Pour en revenir au dogons lors du festival de l'imaginaire,auront lieu trois représentations des danses masquées par l'Awa de Sangha.

Extrait de la présentation du festival: "Une société initiatique, l'awa, est chargée d’accomplir les levées de deuil, moment central des rites funéraires et principale occasion de sortie des masques. Tous les deux ou trois ans, lorsque plusieurs personnes sont mortes dans plusieurs villages, se déroule le dama, cérémonie du départ des âmes des défunts qui donne lieu à une chorégraphie processionnaire dans les lacis étagés des villages.

Un par un, les membres de l'awa apparaissent, portant des masques de bois peints de couleurs vives, et des cagoules-muselières d’étoffe ornées de cauris. Ils forment un cercle entre les maisons des morts avant que l’un d’eux ne vienne occuper le centre par une danse acrobatique. La ronde se brise ensuite et les masques interviennent par couple ou bien un à un, appelés chacun par son chant qu'exécute un groupe de chanteurs et de tambourinaires.

Tout d’abord vient la Sœur des masques, surmontée d’une marionnette aux bras écartés, ensuite, arrivent les deux jeunes femmes bambara à la face couverte de cauris, puis le ou les chasseurs, le bûcheron goîtreux, le jeune cavalier peul, le guérisseur purificateur de la cérémonie, puis l’antilope, le lapin, le singe facétieux, la hyène, puis trois ou quatre kanaga, au heaume surmonté de la croix dogon, deux échassiers et enfin la maison à étages, masque surmonté d’une planche de plusieurs mètres de haut colorée de graphismes blancs et noirs.

(...) Les masques ne parlent pas mais crient, aboient à la manière des chiens ou glapissent comme le chacal, l’animal mythique des Dogon."

 

 

Une programmation complémentaire au musée du quai Branly vous permettra d'aller plus loin dans la compréhension de cette culture:

 

  • Conférence - Université Populaire du quai Branly

jeudi 13 juin à 18h30 au Théâtre Claude Lévi-Strauss

Catherine Clément s'entretient avec Sékou Dolo, chef de l'Awa de Sangha.

J'avais parlé de leur livre "la mère des masques" ici

 

  • Projections de films de Jean Rouch :


samedi 15 juin à 16h
Le Dama d’Ambara de Jean Rouch et Germaine Dieterlen
(Mali, 1974 – 59 min – couleur)

dimanche 16 juin à 14h
Sigui synthèse (1967-1973)
L’invention de la parole et de la mort de Jean Rouch et Germaine Dieterlen
(Mali, 1981 – 120 min – couleur)



Une production de la Maison des Cultures du Monde en partenariat avec le musée du quai Branly

DANSES MASQUÉES
DES DOGON
Par l'Awa de Sangha

vendredi 14 juin à 20h
samedi 15 juin à 18h
dimanche 16 juin à 17h

Théâtre Claude Lévi-Strauss
37 quai Branly 75007 Paris
M° Alma-Marceau, Iena
RER : Pont de l’Alma
Plein tarif : 15€
Tarif abonnés : 10€
Tarif réduit : 10€

Projections et rencontre :
entrée libre

Tous les détails sur le site du festival de l'imaginaire.

crédits photos et vidéo MCM