monasterio-dos-jeronimos-VdMA Belém, le musée archéologique se situe dans le très beau mosteiro dos jerónimos. Lui aussi a fait le choix d'une présentation thématique et temporaire des collections. Cela donne une certaine fraîcheur à ce musée du fait de la scénographie sans cesse renouvelée (le contraste avec les deux salles permanentes est saisissant). Une exposition sur les anciennes religions de Lusitanie était fort bien faite. Mais la raison de ma visite est la petite exposition África Reencontrada – o ritual e o sagrado em duas coleções públicas portuguesas (L'Afrique retrouvée – le rituel et le sacré dans deux collections publiques portugaises), consacrée aux rites d'initiation en Angola et Guinée Bissau.

 expafricamuseuarqueologia

Cette toute petite exposition (16 pièces exposées) est le partenariat de  la Direcção Geral do Património Cultural, des anciennes collections des sections coloniales et comparatives du Museu Etnográfico/Etnológico Português do Museu Nacional de Arqueologia et de l'Instituto de Investigação Científica Tropical. Elle est basée sur les archives de la mission anthropologique et ethnologique de Guinée (1946-1947). Elle présente des objets associés aux rites de passages, ou symbolisant le pouvoir.

Trois masques sont présentés. Mais aussi des parures de tête et de corps. Le tout est complété de bâtons de pouvoir et quelques autres objets.

 Par exemple :
Lisbonne-musée archéologique-cornes bijabo-VdMlisbonne- musée archéologique - bijagos-VdM

 

lisbonne- musée archéologique-bijagos-film-VdM

Parure de tête - Bijago, archipel des bijagos, Guinée Bissau - 40x43cm

parure de tête avec cornes animales, qui était autant utilisé sur la tête de jeunes entre 12 et 17 ans (canhocã) que lors de rites de passage à l'âge adulte entre 18 et 27 ans (Cabaro). Les cornes reposent sur une structure convexe en bois, « dentriculée » et sont décorées par des brindilles de bois et des fibres végétales.

mission anthropologique et ethnologique de Guinéee 1946 1947

 Les photos de la mission anthropologique ci dessus citée proviennent du film diffusé dans la salle.

 

 

 

Pour les masques:

Lisbonne-musée archéologique-Tchokwe-VdMMasque Chiongo (Cihongo)

Tchokwe, Lunda, Angola

bois et métal, 29X18,5X12cm

Masque en bois sculpté, représentant un menton proéminent et divers tatouages ou scarifications. Il est incomplet, il manque la coiffe en fibres végétales ou plumes, et/ou tissage en maille de filet. Le masque Chiongo représente un ancêtre masculin, la richesse, le pouvoir et la santé et est traditionnellement employé lors de danses rituelles. Il est le pendant du masque Pwo, qui représente la féminité.

 

 

 

 

Lisbonne-musée archéologique-Dembo-VdMMasque Dembo, Angola
avant 1916
bois et verre miroir 26x17x12cm
masque polychrome. Les yeux sont fendus et conservent un morceau de verre-miroir, probablement lié à des capacités médiumniques. La bouche est en fente d'où se détachent, en bas, des dents taillées en pointe. Ce masque était utilisé par les devins-soignants lors de rites divinatoires.

 

 

 

 Et mon préféré:

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lisbonne- musée archéologique - bijagos- hippopotame-VdM

Masque cimier hippopotame

Bijago - archipel des Bijagos – Guinée Bissau

bois, fibres végétales, verre et poils animaux. 26x63x28cm

Masque zoomorphe en bois, représentant un hippopotame, utilisé en cimier (au dessus de la tête) lors de rites d'initiation masculine ou rites de passages pour les jeunes (de 18 à 30 ans) vers l'âge adulte. La bouche est articulée, les yeux sont de verre opaque et certaines parties sont ornées de peaux animales. Ce type de masque est peint en rouge, couleur des sécrétions glandulaires de l'hippopotame.

 Ci-dessous ce même (type de) masque porté photographié lors de la mission anthropologique et ethnologique de Guinée 1946-1947

mascaras

 

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